Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 09:47

Ecrit et mis en scène par Daniele Finzi Pasca.

 


"Certains brouillards sont épais et profonds comme des ivresses. On y perd ses points de repère ; il n'y reste que des réverbères, références blafardes, îlots de lumière. L'horizon fond et il semble que la mer commence à deux pas.

Dans le brouillard, on ne se perd pas, on fait seulement des rencontres étranges, qui ne sont ni des mirages ni des hallucinations. Dans le brouillard, la réalité se transforme en rêve, ou peut-être qu'elle ne se transforme pas, mais elle se présente à nous comme si c'était le cas.

Tout devient possible.

Nous sommes faits de la substance même de nos rêves. J'étais au théâtre quand je l'ai entendu dire la première fois, et puis j'ai compris pourquoi certains aiment tant le brouillard et d'autres ne savent même pas ce que signifie se perdre pour mieux se trouver.

Nous sommes faits de la substance même de nos rêves. Mon voyage commence dans une mer distante de trois cents kilomètres, mais qui, avec le brouillard, vient lécher la clôture du jardin. "
Par vendredi
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus